Tu es une vérité abstraite, sans visage. Cette douloureuse vérité, si irréelle. Tu es ce qu'on ne voit pas, ce qu'on n'entend pas mais ce qu'on peut sentir, quelque chose qui m'attire vers toi, vers ce que je ne connais pas, vers ce qui t'a emporté, vers où tu t'en es allé. Un mot, ce mot, et je suis tombée. Tout est tombé, tout a changé. Une larme à coulé, puis une autre, cette larme qui coule, le jour, la nuit, sur ma joue, sur ma main, sur mes draps, sur ce marbre, me semble parfois interminable. Mais malgré tout ça, tu es la raison pour laquelle je me lève le matin, ce qui me donne la force de sourire quand j'ai envie de pleurer, la lumière qui me montre le chemin quand je me sens perdue, le coup de pied au cul quand je me laisse aller. Cette envie de me battre elle me vient de toi et je le sais. Toi qui me regardes, m'aides et me protèges, tu souries avec moi, pleures avec moi et espères plus que moi. Tu espères que je fasse de ma vie ce dont j'ai toujours eu envie, tout en restant celle que tu as vu grandir, en prenant soin de garder en moi tout ce que tu m'as transmis. Il n'y a aucun doute tu es avec moi tous les jours Papa et ne crois jamais que je puisse un jour t'oublier. Car pas un jour ne passe sans que je ne pense à toi, sans que je me demande ce que tu ferais ou dirais si tu étais encore là, sans que je ne regrette tout ce que je ne t'ai pas dit ou pas fait. Je sais que ça n'aurait rien changé, que tu m'aimerais de la même façon mais je ne peux m'empêcher d'y penser. Je te promets Papa, que je ne te décevrais pas et que tu feras toujours parti de ma vie. Tu me manques, je t'aime Papa.